Matinée. Culture de l'esprit. Et sans la fumée de la veille je n'ose pas penser.

Deux classes penchent sous mes yeux. Salle d'examen. Silence. Concentration. Stylo mâchonné et qui tournent à toute allure entre le pouce et l'index. Feuilles de brouillon vertes pour certains et rose pour d'autres. Le calme des épreuves du bac. J'ai toujours aimé le silence mais là on en entendrait un doute ou les connaissances de ses voisins. L'épreuve commence. Il est 08h04. Souffle. Suée. Regard de désespoir quand je tourne la tête. Celui là a l'air d'avoir l'art de faire semblant d'écrire en préparant un copie blanche. D'autre sorte, effondrée. Vraiment. Trop de pression. Je fais une pause. Il n'y a pas de vrai pause. Je continu. J'écris. J'avoue avoir eu peur et les cheveux de ma collègue de devant ne m'inspire pas. Il est 10h00. Personne ne sort. Je me relie encore et encore. Je la connais par c½ur. J'ai honte de la copie que je vais rendre. J'ai du temps et je n'en profite pas. C'est le comble. 10h30. Ca ne vas pas. Je me fais fusiller des lèvres pour avoir tenter de demander si elle avait bientôt finit. Je n'ai pas eu de réponses claires. Ca ne s'est jamais vu. Ils sont tous le nez dans la copie ! Bordel c'est quand même dingue ! Ah ! On commence à sortir. Cyril. Effectivement, j'hésite, et l'incertitude est longue et déjà suspecte. Alors tant pis, je pose ma copie, je lâche tout.


Quelque semaine plus tard. J'ouvre les yeux avant la sonnerie du réveil. Je me douche. Je m'essuis. Je suis encore nue. Je m'habille. J'ai froid. Je verse le lait dans une tasse. Il n'y a pas d'autres gestes à faire. Je fume une cigarette. Je lui ouvre la porte. L'histoire on la connaît, on part et ma peur suit. On rentre dans la voiture, je roule un peu plus vite que d'habitude. Ca dure un quart d'heure. J'habite loin. Je me gare enfin. On marche, on avance. Un marathon. On croise des gens qui l'ont. Sourire. Rire. Soulagement. Chloé : Fin d'une année. Elle qui disait: « Jamais ». Elle bondissait continuellement. Le mur. Le mur ! Le mur ? Ou sont les résultats ? Là. Ca dépasse la bonté. Ce n'est plus de la gentillesse. Je suis bachelière. Je regarde par terre. Déçue. Mon refus n'est que sentiment. Je veux bien. Ces notes n'appartiennent qu'à nous. C'est bien ça le problème. Je cherche. Impressions. Commentaires. Raisons. On en ai encore là. Je m'apitoie. C'est inutile de chercher. Mais elles trottent ces notes. J'en tire une honte, oui, une honte de rien du tout, minime, une honte qu'on oublie. Accumulé des fausses pistes et des naïvetés pareilles. Trop moche. La-men-ta-ble. Je fume une cigarette qui ne sert à rien. Je pisse sans plaisir. Chacun sa vie. Chacun ses notes. J'obtempère.

« Statistiquement tout s'explique,
Personnellement tout ce complique. »

# Posté le lundi 21 septembre 2009 08:18

[ Excuse moi ]

[ Excuse moi ]


« Tu fais la gueule ? » « Non ! » Tu pouvait passer des heures à regarder droit devant toi ou ronger tes ongles, avec toujours ce regard. Tu pouvait presque d'assoupir. J'entends presque dans ce silence ton oppression. Il faut tenir coûte que coûte c'est une question d'honneur. On pouvait demeurer là, intouché, et on le serait rester si je ne prononcer pas un « tu veux que j'me casse ? ». Je décide de partir. Tu t'es levé d'un coup trop brusquement, beaucoup trop brusquement pour que tu ai le temps de sentir que je vacillais et que je n'avais qu'une envie c'étais de m'agripper à toi et de rester. Tu ne prends même plus la peine d'ouvrir la porte. Sur le chemin du retour, je regarde toujours plusieurs fois s'il ne me court pas après et regarde mon portable, l'éteint, le rallume naïvement. Je suis conne. Tes traces d'affections sont indétectables. Si énorme étaient-elle devant mon nez. Te voir si près et ne pas pouvoir te saisir, ne pas pouvoir te parler, ni savoir ce que tu pense, c'est encore bien pire que si tu aurai pris le temps de réfléchir, de poser des mots simples sur des sentiments qui ne le sont pas. Tu mets toujours un certain temps à comprendre le mal que tu fais. Pourquoi ? C'est sans cesse la question qui me reviens ? Car je t'énerve. J'aurai aimer que tu soit plus précis. Pourtant on avait rigoler ce soir là, on avait grignoter c'était tellement absurde de se sentir affamer et de sentir que c'était bon de manger. Je pars et je reviens toujours. Tu le sais. Je ne sais pas si tu te sens presque libéré de ta vaine attente ou si cela ne te fais aucun effet. J'ai la nostalgie que ces périodes passés où tu étais mieux célébré Guillaume. Tu te souviens. L'intensité. Horreur absolue de la fin de la soirée. Et aujourd'hui tu te demande pourquoi tu dors si mal toi qui a toujours bien dormis ? Je me demande pourquoi je reste avec toi qui me tourne le dos, une fois couché. Peut-être qu'un jour je me réveillerai avec la sensation d'avoir oublier quelque chose de très simple. Je peux revenir maintenant, rien ne s'y oppose, ni tes mots ni tes gestes. Personne ne conteste. Je ne sais pas ce que tu réclames. Je suis partie la veille sans un mot et je reviens, rien n'a changé, toujours égal. Et en avez vous parler seulement ? Je lui ai, je pense, poser la question, il m'a sans doute répondu « tu m'as énerver ! » Il a juste mis sa phrase à l'imparfais. J'ai ris, c'étais si absurde. Tu ne m'a pas embrasser.

Il faut tenir coûte que coûte ne pas fléchir.
C'est une question d'honneur.
Simplement d'honneur.

# Posté le samedi 01 août 2009 13:56

[ Du surréalisme comme vision quotidienne. Au point d'en faire un problème de santé publique. ]

[ Du surréalisme comme vision quotidienne. Au point d’en faire un problème de santé publique. ]
Suite à de l'oppression pure et dure je me remet au travail.


J'pourais pas vous dire l'origine de tout ca mais je me souvient l'avoir croiser juste après l'état des lieux et la signature du bail.

Elle portais... Je ne sais plus ce qu'elle portais.


Je me souviens juste de ces lunettes hors du temps. Je ne me suis pas particulièrement intéressé à son visage. Mais elle représentais un tout bien condensément fuyard et abracadabrante. Déconnectée et complètement étourdie.
Séverine c'était donc ma première et unique voisine.

C'était mon cadeau.

Pendant quelque mois, elle me laissée libre, elle prenait garde à ne pas m'étouffer. Mais depuis je l'ai sentit me toucher, elle prend ses aises. Hélas, elle me laisse me moquer presque ouvertement de sa simplicité d'esprit contre 10cl de lait. Séverine est bavarde et elle peut rester, suite à une simulation mal jouée d'un malaise évasif, des heures à parler, parler, parler. Je la regarde s'agiter. Elle dit se sentir humilier et manipuler mais je ne peux tout de même pas apprendre à radoter pour éviter de la blesser.
Je lui demande de partir.
Je ferme la porte à double tour.
J'ai peur qu'elle revienne.


Dans la vie, Séverine ne fait rien. Ou peut-être est-elle un galibot ou une hirudinicultrice ? Peut-être teste-t-elle nos futurs médicaments ? Ce qui expliquerai ses crises de démence. Sans amis et sans famille, elle passe ses journées dans le noir à dessiner dans son studio proche du niveau de vie d'un bidonville.

Le tête-à-tête va nous tuer.

Quelquefois je me dis, que si je ne lui ouvre pas ma porte elle va s'échouer devant, morte. Pourquoi est-elle comme ça ? Elle a peut être heurter un poteau électrique, reçu une décharge, et personne n'en a rien su. Et elle ne s'en souvient pas.
Dans le secret le plus parfait, elle est devenue stupide.

Ce n'est pas simple d'avancer à coté d'une femme qui s'extasie devant un paquet de spéculos. J'ai essayé de l'intéressé à quelques choses, je lui ai parlais de mes études. Ma voisine est idiote. Et je vis sa bêtise comme une injure et chaque sortie comme une épreuve. Elle déblatère qu'elle travaillera au Ritz ou qu'elle prépare son entrée aux beaux art. Je devrai la secouer.


« Pourquoi ne pourrais-je pas la voir, enfin, cette fille que tu me cache ? Tu la garde pour toi, je vais pas te la voler ! Comprends ma curiosité ! » m'avait-il dit.



Un jour il sorta de chez lui au pas de course.
Je lui avais promis.

La rencontre entre l'homme et l'animal était venu et mon homme, larmes aux yeux, jouit de stupidité, d'ignorance. Depuis, on l'entend. On l'écoute.

En général, on attendant cinq minutes –une éternité- devant ma porte.
Elle hurle « Humm ! Oh ! Houai ! Mélanie, ta gueule ! Ahhhhhhhhhhhh ! », en plein milieu de la nuit ou au petit matin, comme une machine à baisser.

T'es collée à sa porte près à gober la moindre info.
Elle gémis, pareil à une actrice de film porno.


Après quoi elle ne dit plus rien.
On se regarde et on retourne se coucher le sourire et la bouche pleine de rire.

Est-elle morte Sa tête a peut-être cogné le mur du à un orgasme incontrôlable ?

Mais au fond, on espère qu'elle dort dans l'espoir que demain elle crie plus fort. On l'a encore vu, l'autre jour, dans la rue, elle nous a demander si on connaissait les films à l'affiche en mangeant un hot dog froid, on a répondu en cachant nos sourires que non. Elle est femme et veut partir d'ici. Dieu, mais un jour...


e vous invite donc dans la mesure du possible à rejoindre la place ce soir, c'est la douce folie pour ceux qui le peuvent, et amusez-vous pour moi, surtout.

[

# Posté le dimanche 26 juillet 2009 08:27

Modifié le mercredi 19 août 2009 16:04

[« Là-bas c'est périr calmement en cherchant la lumière. Ici c'est crever brutalement les yeux dans la lune. » Kenig]

[« Là-bas c’est périr calmement en cherchant la lumière. Ici c’est crever brutalement les yeux dans la lune. »  Kenig]




L'après midi dure le temps d'un souffle.


M'enfermer était vital. Éc½urée d'ici. Je devenais méchante lorsque je croiser un habitant de cette ville. Et de mauvaise humeur.
Je me réveille galvanisée. Je fume une des rares roulées de la journée. Pour meubler, après la sieste. Il arrive vers 19h30. J'ai de l'énergie pour faire le ménage, repeindre mon appartement, les lessives, me lancer dans la préparation d'un gâteau au chocolat sans four. Non.

Tout l'avenir devant moi. L'assurance de croiser quelqu'un pour me proposer une bière influant sur ma santé. Des placards à portes coulissantes. L'entrain qu'on a de retrouver un logement étudiant.
J'ai un studio, le problème c'est qu'il n'est pas étudiant. Et puis un jour Rennes m'appellera... Le problème qui s'impose c'est ma machine à laver. Aveugle que je suis. Pourquoi ne pas se résigner à la soumission de Lille ? Je vis dans la peur. Ce n'est pas ça le problème. C'est plus grave que ça.

Mes gênes me conseillerons le plus fermement soit-il Rennes.


Déménagement hypothétiquement difficile. Qu'importe.

Je descendrai. Stopper une voiture. Suivre quelqu'un. Faire la pute. Me faire avoir. Partir sans mémoire. Feindre le changement de vie. Puis dégoter un petit logement encore. Passer d'un 30m² à 20m². Me façonner une vie plus bruyante. Investir dans une ville plus bestiale, gueularde. Je ferrais mon lit. Acheter des tomates aux marchés. Négocier leur prix. Planter des tulipes. La gentillesse recommencera. On reprendra son verre dans CE bar. On sera heureux.

Quand les pupitres de lycée deviendront les amphi d'une fac excentrique. Je rejoindrais tous ceux qui veulent devenir prof, Ceux qui font du piano et des pointes. Je n'y lancerai à corps perdu...Parce que je n'ai rien à faire d'autre et que je ne veux pas travaillé. Rennes « Épanouie moi ».


L'autre vie est possible. Mais l'autre vie est pareille. Elle ne sert à rien. Les roulettes de Caddie font le même bruit. Et la nuit est aussi noir qu'ici. Après tout, l'insatisfaction c'est toute notre vie. Il faut bien désirer quelque chose pour aller à la vie tous les matins du monde. (Gloire à M. Mousset !) Et ceux qui n'attendent plus rien hormis la soumission sont des dépressifs, des malades.

Tout me distrait indéfiniment...


Sortir de sa torpeur. En partant, je cracherai sur la gueule de Cette maudite ville. Cette déception face au réel justement, un réel toujours identique. C'est fou la façon dont je vous déteste, cet ennui que le plus bref séjour en leur compagnie engendrait. Je préfère écouter l'étrange concert en fa majeur qui hurle dans mon appart. Je déclare la guerre à mes voisins. M'enfermer était vital..



# Posté le lundi 03 novembre 2008 11:16

[ Elle savait ses faiblesses et ses passages à vides. Elle savait qu'on ne pouvait pas trouver réponse a tout. Chant breton. ]




Dans ces moments là, il n'y a plus femme qui jouit, plus d'amour, plus de choses à voir et à entendre. Il n'y a plus rien à lire ni à envier. Il n'y a plus personne. Hormis vous au milieu de draps impersonnel. Il n'y a plus rien a attendre de quelqu'un qui se déshabille. Il n'y a même plus a discuter de ce qu'il reste.



Terrible angels - Cocorosie
Feist - So Sorry



# Posté le lundi 03 novembre 2008 11:07

Modifié le lundi 03 novembre 2008 11:19