Suite à de l'oppression pure et dure je me remet au travail.
J'pourais pas vous dire l'origine de tout ca mais je me souvient l'avoir croiser juste après l'état des lieux et la signature du bail.
Elle portais... Je ne sais plus ce qu'elle portais.
Je me souviens juste de ces lunettes hors du temps. Je ne me suis pas particulièrement intéressé à son visage. Mais elle représentais un tout bien condensément fuyard et abracadabrante. Déconnectée et complètement étourdie.
Séverine c'était donc ma première et unique voisine.
C'était mon cadeau.
Pendant quelque mois, elle me laissée libre, elle prenait garde à ne pas m'étouffer. Mais depuis je l'ai sentit me toucher, elle prend ses aises. Hélas, elle me laisse me moquer presque ouvertement de sa simplicité d'esprit contre 10cl de lait. Séverine est bavarde et elle peut rester, suite à une simulation mal jouée d'un malaise évasif, des heures à parler, parler, parler. Je la regarde s'agiter. Elle dit se sentir humilier et manipuler mais je ne peux tout de même pas apprendre à radoter pour éviter de la blesser.
Je lui demande de partir.
Je ferme la porte à double tour.
J'ai peur qu'elle revienne.
Dans la vie, Séverine ne fait rien. Ou peut-être est-elle un galibot ou une hirudinicultrice ? Peut-être teste-t-elle nos futurs médicaments ? Ce qui expliquerai ses crises de démence. Sans amis et sans famille, elle passe ses journées dans le noir à dessiner dans son studio proche du niveau de vie d'un bidonville.
Le tête-à-tête va nous tuer.
Quelquefois je me dis, que si je ne lui ouvre pas ma porte elle va s'échouer devant, morte. Pourquoi est-elle comme ça ? Elle a peut être heurter un poteau électrique, reçu une décharge, et personne n'en a rien su. Et elle ne s'en souvient pas. Dans le secret le plus parfait, elle est devenue stupide.
Ce n'est pas simple d'avancer à coté d'une femme qui s'extasie devant un paquet de spéculos. J'ai essayé de l'intéressé à quelques choses, je lui ai parlais de mes études. Ma voisine est idiote. Et je vis sa bêtise comme une injure et chaque sortie comme une épreuve. Elle déblatère qu'elle travaillera au Ritz ou qu'elle prépare son entrée aux beaux art. Je devrai la secouer.
« Pourquoi ne pourrais-je pas la voir, enfin, cette fille que tu me cache ? Tu la garde pour toi, je vais pas te la voler ! Comprends ma curiosité ! » m'avait-il dit.
Un jour il sorta de chez lui au pas de course.
Je lui avais promis.
La rencontre entre l'homme et l'animal était venu et mon homme, larmes aux yeux, jouit de stupidité, d'ignorance. Depuis, on l'entend. On l'écoute.
En général, on attendant cinq minutes –une éternité- devant ma porte.
Elle hurle « Humm ! Oh ! Houai ! Mélanie, ta gueule ! Ahhhhhhhhhhhh ! », en plein milieu de la nuit ou au petit matin, comme une machine à baisser.
T'es collée à sa porte près à gober la moindre info. Elle gémis, pareil à une actrice de film porno.
Après quoi elle ne dit plus rien.
On se regarde et on retourne se coucher le sourire et la bouche pleine de rire.
Est-elle morte Sa tête a peut-être cogné le mur du à un orgasme incontrôlable ?
Mais au fond, on espère qu'elle dort dans l'espoir que demain elle crie plus fort. On l'a encore vu, l'autre jour, dans la rue, elle nous a demander si on connaissait les films à l'affiche en mangeant un hot dog froid, on a répondu en cachant nos sourires que non. Elle est femme et veut partir d'ici. Dieu, mais un jour...
e vous invite donc dans la mesure du possible à rejoindre la place ce soir, c'est la douce folie pour ceux qui le peuvent, et amusez-vous pour moi, surtout.
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